Mensonges à grande échelle dans la trilogie d’Antoine Bello. Re(con)figurations d’un imaginaire complotiste transséculaire

Chloé Chaudet

Résumé


La trilogie Les falsificateurs (2007), Les éclaireurs (2009) et Les producteurs (2015) a valu à Antoine Bello un succès rapide. Si certains ont pu admirer sa popularité soudaine, force est de constater que les figures du mensonge qui peuplent sa trilogie ne sont pas nouvelles. Le “Consortium de Falsification du Réel”, dont les trois romans déploient les multiples dissimulations, rappelle ainsi une constellation littéraire plus ancienne : l’association secrète de comploteurs aux visées transnationales. À ce titre, nous proposons de lire la trilogie de Bello comme la variation contemporaine d’un imaginaire transséculaire. Une mise en perspective historique révèle en effet un palimpseste complotiste sous les personnages de falsificateurs que l’écrivain met en scène. Par ailleurs, ces menteurs professionnels font émerger une dynamique plutôt originale dans la littérature française : une rationalisation de l’imaginaire du méga-complot, dont nous tenterons de cerner les modalités, les enjeux et les limites.

Mots-clés


falsification ; dissimulation ; fiction du complot ; post-romantisme

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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