Fillette et communiste, une fiction à triple fond

Eléonore Hamaide-Jager

Résumé


Nées sous les régimes communistes du bloc de l’Est, Lola Lafon et Elitza Gueorguieva, tendent à démonter le mythe de l'enfance insouciante en revendiquant les pouvoirs de la fiction romanesque pour approcher une vérité de l'enfance. Elles confrontent les scénarios bâtis par les fillettes pour se repérer dans un monde dysfonctionnel aux fictions politiques et sociales fomentées par les régimes totalitaires et les familles qui participent d'une construction identitaire complexe des jeunes filles. La fiction des auteurs devient alors le seul moyen de déconstruire des stéréotypes pour dire l'enfance dans ses errements, ses incertitudes, ses convictions et ses fragilités, mais aussi ses fulgurances, son humour et sa beauté. Place est faite à une polyphonie parfois contradictoire qui reflète la fugacité de l'enfance, toujours prête à échapper à son énonciation.


Mots-clés


enfance communiste; littérature du réel; dictature des pays de l'Est; polyphonie

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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