(Im)Personal Relationality in Alain Guiraudie’s “Ici commence la nuit”

Enda McCaffrey

Résumé


Dans son premier roman Ici commence la nuit (2014), adapté à l'écran un an plus tôt dans le film primé L'inconnu du lac (2013), Alain Guiraudie est entré dans le débat sur le sens de la théorie queer aujourd'hui en utilisant la littérature de fantasme afin de réinventer la dynamique du désir homosexuel. Contre la perception asexuée de la théorie queer et les accusations de désincarnation, d'institutionnalisation et de dystopie dont elle fait l’objet, cet article examine comment l'originalité de Guiraudie (littéraire principalement, mais aussi au cinéma) réside dans la façon dont il rend le sexe à la théorie queer en vue de croiser ses modalités dominantes : la relationalité, la monogamie et le narcissisme. M’appuyant sur le concept de relationalité impersonnelle de Leo Bersani (y compris les processus de drague, de renoncement à soi et d'ascétisme) et les théories de Lacan sur la jouissance (castration, féminine et lalangue), je soutiens que Guiraudie revalorise le désir homosexuel au-delà du sexe, la personne et le corps référant à une durabilité du désir homosexuel comme vie future/éternelle.

Mots-clés


Guiraudie; jouissance; relationnalité impersonnelle; queer

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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