Le thriller à l’américaine : Maxime Chattam, Joël Dicker, Jean-Christophe Grangé et Tanguy Viel

Marie Panter

Résumé


Joël Dicker, Tanguy Viel, Maxime Chattam et Jean-Christophe Grangé ont en commun de se référer à un modèle américain. Qu'il soit imité ou parodié, littéraire et/ou cinématographique, il s'agit de montrer que ce modèle conduit les auteurs qui s’y réfèrent à faire du thriller un lieu d’expérimentations narratives destinées à susciter toujours plus d’affects chez les lecteurs. Leurs œuvres – et pour Tanguy Viel, le roman américain que contient La Disparition de Jim Sullivan – ont d’abord en commun de mettre au premier plan l’action, autrement dit une histoire, faite de rebondissements et de surprises, capable de susciter une profonde adhésion du lecteur. C’est ainsi qu’au plaisir intellectuel du roman à enquête se substitue à leur lecture un plaisir sensible. Il ne s’agit pas tant pour leur lecteur de résoudre une énigme et de désigner un coupable que d’explorer ses fantasmes et de faire l’épreuve en soi d’une fascination pour le mal. Ils retrouvent ainsi ce qui hante l’imaginaire et le roman américains : l’énigme du mal.

Mots-clés


thriller français ; imaginaire américain ; parodie ; tension narrative

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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