Figures du surnaturel dans le roman policier: l'exemple de Paul Halter

Michela Gardini

Résumé


Dans le sillage de John Dickson Carr et de Hake Talbot, les romans de Paul Halter se caractérisent par la rencontre du genre policier avec l’illusion surnaturelle. En réactivant, souvent, l’imaginaire du roman gothique, c’est toute la fascination exercée par le mystère qui alimente des intrigues déroutantes. Les épiphanies du surnaturel, en outre, s’entrecroisent avec une opération métatextuelle de par l’évocation de nombreux hypotextes, aboutissant à une écriture collage, un assemblage savant de citations constituant un corpus de connaissances partagées par l’auteur et son lecteur idéal. Les fréquentes mises en abyme aussi transforment l’écriture en une opération extrêmement autoréférentielle. Quant à la figure du détective, confronté à un ordre de phénomènes dont la compréhension, parfois, lui échappe, il ne peut pas toujours se porter garant du rétablissement de l’ordre et il finit par devenir progressivement une figure effacée, marginale par rapport aux autres personnages.


Mots-clés


roman policier; surnaturel; illusion; détective

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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