Récits fictionnels sur l’art: une expérience de pensée intermédiale

Nancy Murzilli

Résumé


John Dewey comparait notre compréhension des œuvres d'art à la relation d'amitié sous-tendue par l'effort de comprendre une personne avec laquelle nous sommes habituellement en relation. L'amitié avec une autre personne ne peut exister sans l'imagination, qui nous apprend à voir et à sentir comme si nous étions à sa place. Cette étude se propose d'explorer l'hypothèse selon laquelle cette forme d'amitié dirige le recours de l'écriture fictionnelle contemporaine aux autres arts, et constitue le récit en un savoir esthétique. Le recours au thème de l'art (personnage artiste, récit portant sur une œuvre d'art) dans certains récits de fiction contemporains semble en effet témoigner de cette capacité de l'art à nous offrir une échappée hors de nous-même et une identification de nous-même avec une pensée, une action ou une personne qui n'est pas la nôtre. S'il existe un savoir de l'art dans la fiction, peut-il être autre que celui d'un détour ? Un détour emprunté par le récit fictionnel dans lequel s'instaurent des conditions d'intelligibilité de l'art dont le processus peut être apparenté à celui de l'amitié. Nous proposons de voir comment s'instaurent, dans le détour emprunté par le récit fictionnel, des conditions d'intelligibilité de l'art dont le processus peut être apparenté à celui de l'amitié.

Mots-clés


fiction, art, intermédialité, expérience de pensée, cinéma, connaissance, esthétique, éthique

Texte intégral :

PDF HTML





2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
Sauf indication contraire, textes et documents disponibles sur ce site sont protégés par un contrat Creative Commons CClogo