Parole d’écrivain et crise de la représentativité

Sylvie Servoise

Résumé


L’hypothèse que nous nous proposons d’explorer dans cet article se fonde sur un rapprochement de l’histoire d’une démocratie “inachevée ou trahie” à celle de l’écrivain engagé, lorsque celui-ci s’efforce de donner voix et figure au “peuple” que l’on parfois dit “introuvable” (P. Rosanvallon). Pour mieux saisir les enjeux liés à la métamorphose de l’engagement littéraire contemporain, sur fond de crise de la représentation en régime démocratique, et dont l’œuvre de François Bon nous paraît emblématique à plus d’un titre, il convient de prendre la mesure de l’héritage dont il reste, au moins négativement, tributaire : nous verrons alors que, de la fin du XIXe siècle,, lorsque l’écrivain engagé se fait “intellectuel” à la faveur de l’intervention d’Emile Zola dans l’Affaire Dreyfus, jusqu’à l’époque actuelle, en passant par le moment critique de la “conscience malheureuse” de l’écrivain tel que le pense Sartre, le processus de légitimation de la parole de l'écrivain se caractérise par une recherche de réflexivité croissante qui porte, précisément, sur la question de la représentativité.

Mots-clés


roman ; politique ; engagement littéraire ; démocratie

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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