Nan Goldin, self-fiction and ‘the necessary other’

Emma Wilson

Résumé


Cet article se concentre sur Soeurs, Saintes et Sibylles de Nan Goldin, une œuvre commandée à l'origine par le Festival d'Automne à Paris: du 16 septembre au 1er novembre 2004, Goldin a exposé une installation dans la Chapelle Saint-Louis à La Salpêtrière. Soeurs, Saintes et Sibylles explore la vie de la sœur de Nan Goldin, Barbara Holly Goldin (1946-1965), et la façon dont elle ouvre de nouvelles perspectives sur sa propre relation à l'autoportrait, à l'automutilation, et aux soins en établissement. Je traite de l'installation elle-même et m'appuie également sur le projet de livre qui en a résulté (Editions du Regard / Festival d'Automne à Paris, 2005). Comme l'écrit Guido Costa, “le moteur de l'œuvre de Goldin est avant tout l'empathie, le désir de partager l'expérience de l'autre”. Je m'intéresse à l'impact de ce partage sur l'autofiction et sur les modalités que Goldin, comme Anne Carson dans Nox (2010), a pu trouver pour exprimer sa relation avec sa sœur disparue à travers un récit visuel, verbal et spatial. Soeurs, Saintes et Sibylles ouvre des perspectives importantes sur la façon dont la fiction de soi implique toujours cet “Autre nécessaire” (Adriana Caverero).

 

 


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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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