Le livre du rire et de l’oubli : "Le mot sablier" de Dumitru Tsepeneag

Jean-François Duclos

Résumé


La forme du sablier offre aux lecteurs une manière de se figurer celle du roman de Dumitru Tsepeneag : par un fin conduit le texte passe du roumain au français. Débuté dans une langue, Le mot sablier se termine dans l’autre. Mais le mot sablier est ce qui rend mieux compte encore de la difficulté d’un tel passage. Oublié régulièrement par le narrateur dans sa langue maternelle, il forme, plutôt, ce goulot d’étranglement qui défie le transvasement culturel et en fin de compte oblige à retourner le texte plus d’une fois cul par- dessus tête. Preuve sans doute que l’auteur continue dans sa quête d’autonomie bilingue d’avoir besoin de la présence d’un traducteur, Alain Paruit, qui malgré sa mise au chômage partiel deviendra le gardien de cette étrange cuisine.

Mots-clés


Dumitru Tsepeneag; bilinguisme; traducteur

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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